Le reflet de la lune sur la mer.
Première création long format de la compagnie. Une aventure dystopique où, après l'apocalypse, deux vagabonds décident d'en finir avec le réel pour se confondre dans leurs rêves.
Yakamoz
Créature marine unicellulaire qui émet de la lumière lorsqu'elle est stimulée. En poésie, les Turcs utilisent ce terme pour nommer le reflet de la lune sur la mer. Pour nous, le « yakamoz » représente la frontière, la porte entre le monde réel et le monde de la fiction.
Deux personnages explorent. Ils cherchent une sortie, une ouverture. La lune les observe, elle met en lumière les douleurs, les regrets. Il semble impossible de s'échapper. Mais il semblerait aussi que d'autres soient déjà passés là avant eux. Peut-être qu'en se concentrant sur la fiction, sur l'imaginaire, une porte pourrait s'ouvrir…
Cette forme scénographique, plastique et théâtrale, est une incursion dans l'espace et dans l'imaginaire. Chacun·e se raconte sa propre histoire, attrape les détails qui l'attire, projette ses enjeux, invente les mots pour traduire les grommelots des personnages.
Et si demain, perchés en haut d'un immeuble, nous assistions, impuissants, à la montée des eaux. C'est dans ce contexte post-apocalyptique que sont propulsés nos deux personnages. Ils sont là, ils n'ont plus rien si ce n'est l'autre. Par la fenêtre apparaît le Yakamoz, l'horizon s'ouvre à eux. L'appel du grand large est une force trop forte pour ne pas l'écouter.
C'est en plongeant corps et âme dans l'irréel qu'ils vont tenter de survivre à la fatalité. La créativité devient leur navire et ils décident de voguer sur ses flots.
— Arthur Baratin et Benjamin Migneco
Pour représenter ce monde submergé par les eaux, nous avons fait le choix de travailler avec deux matériaux : l'eau (évidemment) et la matière plastique. La scénographie est constituée d'un bac rempli d'eau entouré de murs en plastique.
L'eau, de manière concrète, met en avant la difficulté d'avancer et offre d'immenses possibilités d'effets visuels et poétiques. Le plastique, quant à lui, évoque les causes qui pourraient nous emmener jusqu'à la catastrophe. Nos personnages vont évoluer dans cet univers aquatique et le réinventer pour vivre éternellement.
Peut-on survivre grâce au jeu ? Après la pandémie, il nous est apparu essentiel d'en revenir au ludique, au divertissement afin de continuer à faire vivre nos rêves.
Faire goûter aux spectateurs l'importance et le pouvoir de l'imaginaire. Une ode aux histoires, aux conteurs, acteurs, auteurs — une ode à la fiction.
Seuls les mots indispensables sont prononcés. Les deux personnages n'ont que l'imaginaire pour communiquer — et c'est par lui qu'ils se comprennent.












Cours Myriade à Lyon, Classe Libre du Cours Florent. Cyrano, Obéron, Athos, Lampourde dans Le Capitaine Fracasse. Cofondateur du Grand Large.
Conservatoire de Nice, Studio de Vitry-sur-Seine. Cofondateur du collectif La Machine. Joue dans Dream ! d'Irina Brook. Cofondateur du Grand Large.
Conservatoire de Lyon puis CNSAD. Fonde la Compagnie La Gueule Ouverte en 2017. Doctorant SACRe au CNSAD-PSL sur le ludisme et l'enfance dans le jeu de l'acteur.
Espace Pléïade de Vichy puis Pôle Supérieur de Paris. Collectif Zone Libre, Cie La Girafe Bleue, Cie Didier Tafflé. Performances avec plasticiens et vidéastes.
Formé à l'IGTS de Trappes. Régisseur général au théâtre de l'Observance pour les festivals d'Avignon. Régisseur général et créateur lumière de la compagnie Le Grand Large.