Quelqu'un d'autre à aimer
Une nouvelle adaptation contemporaine du conte, sur l'émancipation et la relation mère-fille.
« Imaginez une jeune fille, celle que vous êtes, celle que vous auriez pu être, celle que vous serez peut-être. Imaginez des cheveux qui poussent en volant vos larmes. Imaginez-vous, ici, maintenant. Hic. Et. Nunc. »
Raiponce a douze ans, elle vit avec sa mère au 128ème étage d'une tour désaffectée. Ses longs cheveux poussent sans cesse, au gré des émotions qui la traversent. Raiponce n'est jamais sortie de sa tour. Sa mère est solitaire, désabusée, elle ne supporte pas le monde extérieur, et fait en sorte de ne pas l'affronter.
Leur vie est bien réglée : chaque journée se termine par un câlin de la mère dans la chevelure de sa fille. Cette année, Raiponce espère sortir « pour exister », mais sa mère est formelle : sa fille n'est pas prête. Jusqu'au moment où un jeune garçon coince son drone dans ses cheveux laissés à la fenêtre. Cet accident est une première porte ouverte sur le monde extérieur, une porte qu'elle va avoir bien du mal à refermer…
L'histoire de Raiponce a connu bien des adaptations. Pourquoi mettre en scène ce conte ? Pour continuer à faire évoluer ces histoires de tradition orale, se les approprier, leur donner l'empreinte de notre époque. Nous voulons éclairer Raiponce d'une nouvelle facette, celle de l'émancipation.
Ce qui nous intéresse, c'est la force de vie à l'intérieur de Raiponce, qui la pousse à explorer, à se libérer, à s'affranchir. Nous voulons donner envie aux spectateurs, jeunes et moins jeunes, de pousser les murs qui les entourent.
« Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. » — La Promesse de l'aube, Romain Gary
Tout en reprenant les éléments importants du conte — les longs cheveux, l'enfermement dans la tour, le prénom de Raiponce et la fuite — nous voulons ajouter un environnement contemporain : une tour, une mère en visioconférence, un drone comme objet d'émancipation.
L'histoire est narrée par trois cheveux, les Narraveuchs, qui apportent la distance et l'humour. Nous avons souhaité, dans l'écriture et au plateau, voyager entre humour, poésie et aventure, afin d'embarquer les petits et les grands dans cette histoire universelle. La pièce se passe en huis clos ; une grande fenêtre devient l'élément principal de la scénographie, seule ouverture vers le monde extérieur.








Formée au conservatoire de Rennes, à la Sorbonne Nouvelle et à l'école des Enfants Terribles à Paris. Membre du Collectif Dixit, elle co-écrit deux pièces dystopiques. En 2025, on la retrouve dans Océan Mer de la compagnie Étéya.
Formée aux Cours Florent et Cours Jean Périmony, elle joue Roxane dans Cyrano, Zerbinette dans Les Fourberies de Scapin, et plus récemment dans DÄMON au Festival d'Avignon IN 2024 puis à l'Odéon-Théâtre de l'Europe.
Formé au Conservatoire de Nice puis au Studio de formation théâtrale de Vitry-sur-Seine. Cofondateur de la compagnie Le Grand Large en 2021 avec Arthur Baratin.
Formée à l'école d'art dramatique Jean Périmony, elle joue avec la troupe de l'Éternel Été et la compagnie Terra Forma. Elle joue actuellement au théâtre Marigny dans 4211 KM d'Aïla Navidi.
Formée comédienne au conservatoire de Toulouse, elle entame un travail de plasticienne autour des masques et accessoires de jeu. Co-directrice artistique de la compagnie La Particule.
Formé à l'IGTS de Trappes, technicien plateau, son et lumière. Régisseur général et créateur lumière de la compagnie Le Grand Large.